S’unir à notre prière

Horaires des offices

Vous pouvez vous associer à la prière des moniales en participant à la messe – célébrée dans la forme extraordinaire du rit romain – ou à un office chanté en grégorien.

 Dimanche & fêtesEn semaine
Laudes7h307h
Tierce & Messe 11h
(ou 10h45 aux fêtes solennelles)
11h
(parfois à 8h30)
Vêpres17h30
avec Salut du Saint Sacrement
18h
Complies20h1520h15

Le vendredi, de Vêpres à Complies : exposition du Saint Sacrement.

Vous pouvez confier à la prière de la communauté des intentions particulières, que les moniales recommanderont à l’intercession de Notre-Dame de Miséricorde.

Merci de nous communiquer ces intentions par courrier, par téléphone, ou par le formulaire ci-contre. Vous avez aussi la possibilité de déposer un billet anonyme d’intentions, dans une boite, à l’entrée de l’église.

Des intentions de messe peuvent être confiées au célébrant qui peut joindre cette intention particulière à l’intention générale du sacrifice de la messe, offert pour tous.

L’honoraire de messe qui est demandé est destiné à assurer les frais de culte et la vie matérielle des prêtres et de l’Eglise.

Pour toute demande d’intentions de messe célébrée à l’abbaye, merci de bien vouloir l’adresser à la porterie du monastère.


Pour les événements particuliers, consultez notre agenda

"Livrons-nous à la psalmodie de telle manière que notre esprit soit d’accord avec notre voix."
RB ch. 19

Confier une intention de prière

Homélies

Messe en l’honneur de Marie, Reine et Mère de miséricorde

« Magnificat, Mon âme exalte le Seigneur. » Que dire de mieux pour ces 30 années. Mais aussi que dire à des moniales qui chaque soir chantent le cantique de Marie, qui puisse nourrir leur foi, leur espérance et leur charité ? D’autant que je ne dois pas être le premier évêque à vous parler du Magnificat, et vous avez sans doute déjà eu une session biblique sur le sujet. Mais la répétition étant la mère de la pédagogie, je m’y essaie !

Vos conférenciers vous ont certainement dit qu’il y a de multiples manières d’étudier le chant du Magnificat. Certains exégètes repèrent qu’il est tissé de paroles de l’Ancien Testament ; Marie unissant les deux Alliances. D’autres tentent de définir la structure du texte et proposent des découpages.

Eh bien je vais prendre le découpage qui me semble le plus simple et le plus facile à retenir ! Il s’agit de repérer deux strophes se terminant par le même mot, la miséricorde. La première strophe est une reconnaissance personnelle de l’amour de Dieu, et la seconde une reconnaissance universelle.

D’abord une reconnaissance personnelle de l’amour de Dieu : Après l’introduction « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! », Marie commence par chanter la Miséricorde dont elle reconnaît être l’objet de la part de Dieu : « Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! »

Puis la conclusion de la strophe sur la miséricorde : Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent », qui élargit la perspective, temporellement « d’âge en âge », et les bénéficiaires : « ceux qui le craignent ».

Puis vient donc la seconde strophe, une reconnaissance universelle de la miséricorde divine : « Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, avec sa conclusion : il se souvient de son amour. »

Donc chacune des deux strophes se termine par l’éloge de la divine miséricorde, dont les bienfaits personnels et universels sont le meilleur témoignage. Ce n’est pourtant pas évident à repérer dans les traductions liturgiques en Français. Pour la fin de la première strophe, verset 50, la nouvelle traduction liturgique est bien meilleure quand elle traduit : « Sa ‘miséricorde’ s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent » ; tandis que la précédente version disait « son ‘amour’ s’étend d’âge en âge ». Mais au verset 54, fin de la seconde strophe, la nouvelle traduction garde l’ancienne : « il se souvient de son ‘amour’ ». Alors qu’en réalité, dans le texte grec, c’est bien le même mot miséricorde qui utilisé à chacun de ces versets : ELEOS, la miséricorde, la pitié (on a chanté Kyrie Eleison), la compassion de Dieu ou de l’homme. Mais heureusement, vous chantez en grégorien et donc en latin, et là c’est bien le même mot qui est utilisé à la fin de la première strophe « Et misericordia ejus a progenie in progenies timentibus eum » Et à la fin de la seconde strophe « recordatus misericordiæ suæ ».

Après ces considérations savantes, qu’en tirer pour votre foi, votre espérance et votre charité.
Pour votre foi : Ce n’est certes pas à des moniales de l’abbaye ND de Miséricorde que je vais apprendre ce qu’est la miséricorde. D’autant que pape François, dans la bulle d’indiction du grand jubilé de la Miséricorde en 2015, nous a fait progresser dans cette foi. Il disait au §1 « Jésus-Christ est le visage de la miséricorde du Père. Le mystère de la foi chrétienne est là tout entier. Devenue vivante et visible, elle atteint son sommet en Jésus de Nazareth. »

Oui, la manifestation la plus grande de la miséricorde divine est quand le Père, « riche en miséricorde » (Ep 2, 4) comme dit St Paul dans notre épitre, nous envoie son Fils. Alors on découvre le lien spécial de Marie avec la Miséricorde, et la justesse de ce titre de ND de Miséricorde, que porte votre abbaye et qui est le titre de la messe mariale que nous célébrons ce matin.

Le pape poursuit au §2 : « Miséricorde est le mot qui révèle le mystère de la Sainte Trinité. La miséricorde, c’est l’acte ultime et suprême par lequel Dieu vient à notre rencontre. » Si vous reprenez les deux strophes, comment ne pas d’abord rendre grâce à Dieu avec Marie pour la miséricorde dont chacune d’entre vous a été l’objet ? Chacune d’entre vous, et chacun d’entre nous, a été regardé et appelé par Dieu avec amour. A chacun d’entre nous, Dieu envoie son Fils, par l’Esprit. Je vous invite à faire mémoire des moments de votre vie où Dieu vous a fait personnellement miséricorde. Dieu en a pris l’initiative : « C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. » dit st Paul aux Éphésiens.

Puis comment ne pas rendre grâce pour la miséricorde dont votre communauté a fait l’objet, dans sa fondation il y a trente ans et depuis. Et je pense à cet épisode récent de la pandémie qui a réussie à franchir les portes de votre clôture. Dieu vous a fait miséricorde.

Qu’en tirer pour votre espérance ? Dans votre nouveau site internet, vous avez un petit paragraphe merveilleux sur la Vie Fraternelle ; je vous cite : « La communauté monastique n’est pas le fruit d’affinités humaines : elle est rassemblée par le Christ qui a choisi et appelé chacun de ses membres. Comme dans une cordée que conduit le Christ, dont « on croit que l’abbé tient la place » (RB 2) nous marchons toutes ensemble vers la vie éternelle, expérimentant à la fois le support mutuel et la solitude pour Dieu. » Nous marchons toutes ensemble vers la vie éternelle. Vers la source de la miséricorde, la Trinité.

Oui, sa miséricorde s’étend d’âge en âge ! Depuis les 6 premières moniales venues de Jouques, qui s’installent en 1991 dans les bâtiments d’une ferme, jusqu’à la dernière postulante qui a travaillé dans votre atelier ultra moderne que j’ai béni il y a peu. En passant par votre cimetière qui commence à peine à être le témoin de cette fidélité de la miséricorde de Dieu d’âge en âge, avec la dernière et seconde ‘pensionnaire’, mère Myriam, que vous avez accompagné de vos prières dans la simplicité le 30 avril dernier alors que la Communauté était touchée par la pandémie. Et puis l’inauguration toute récente de votre infirmerie, où vos sœurs aînées demeureront en communauté pour se préparer à la rencontre de la miséricorde en personne, le Fils de Dieu, tourne vos yeux vers le Ciel.

Mais en attendant le Ciel, puisque le bon Dieu n’a pas voulu de vous toutes en même temps par le covid, qu’en tirer pour votre charité : Vous écrivez dans la suite de votre § sur la fraternité : « Construire une communauté fraternelle est une mission quotidienne pour chacune : c’est le témoignage que l’Église attend de nous. C’est dans la réalité concrète de la vie commune, tantôt joyeuse, tantôt purifiante, que se réalise la rencontre avec Dieu. » Oui mes chères sœurs, vous savez avec réalisme que votre mission quotidienne est de refléter les unes aux autres la miséricorde divine. De vous faire miséricorde. C’est ce qui rend d’ailleurs possible votre vie monastique. Et c’est ce qui rend rayonnante votre vie commune dans notre société individualiste.

Que votre miséricorde grandisse, en actes de Foi, d’Espérance et de Charité. Cette croissance viendra de l’accueil du don de Dieu. « Dieu est riche en miséricorde, proclame St Paul ; à cause du grand amour dont il nous a aimés ». Dont il vous a aimé, individuellement et en Communauté. Grand est le Seigneur, Magnus, Magnificat. Que votre âme exalte le Seigneur ! Amen.

« Veillez donc, car vous ne savez ni le jour, ni l’heure. »

 La parabole « des talents » est la dernière des trois paraboles « eschatologiques » que Matthieu a groupées autour du thème de la « Fin des temps. » Jésus nous invite à ne pas oublier notre « fin ».

 « Vous ne savez ni le jour, ni l’heure, veillez donc…, vous aurez à rendre des comptes. »

Le temps de l’histoire humaine, c’est le temps de « l’absence  du maître » : l’humanité est mise à l’épreuve comme des serviteurs à qui un maître à confié d’énormes responsabilités. Notre vie humaine se déroule sous le signe de Dieu qui paraît absent et qui s’est comme « retiré » pour donner toutes les initiatives à ses créatures. Cela ne témoigne t’il pas d’une immense confiance et d’un immense respect ?

« A l’un, le maître donna cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. »

 Au temps de Jésus, un « talent » était un lingot en argent ou en or.

Dieu nous fait confiance : « il leur confia ses biens ! ». Il s’agit donc d’une « gestion » : nous avons à gérer des biens qui ne sont pas les autres mais ceux de Dieu.  Ainsi, le sens profond de la parabole n’est pas d’abord sur le bon usage de « nos dons personnels » (même si cette explication morale peut-être utile.) Il s’agit surtout de notre coopération active au Royaume de Dieu : il nous a confié son Royaume, ses biens ! Des grâces à faire fructifier…

« Celui qui avait reçu cinq talents s’occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un creusa la terre et enfouit l’argent de son maître. »

La tentation est grande de nous comparer aux autres. Il nous faut pourtant résister. Il ne s’agit pas des talents des autres. Il s’agit de ma responsabilité à moi, de ce Royaume que le Seigneur m’a confié à travers, bien sûr, les « dons que j’ai reçus de Lui ». Chacun à « sa » place et « sa » responsabilité : « Il y a diversité de dons spirituels. A « l’un, » et on pourrait dire à « l’une » pour ce qui vous concerne mes sœurs,  est donnée une parole de sagesse, à une autre une parole de science, à une autre le discernement des esprits. On pourrait prolonger cette lettre aux Corinthiens. A l’une a été donné le don de la musique, à l’autre le don de la cuisine, de la pâtisserie,  à l’autre encore le don des confitures, à une autre le don des tisanes, à une autre a été donné le don de la gestion, de l’informatique, de la peinture, de la reliure, des enluminures, du soin des animaux, du jardinage que sais-je encore, à l’une le don du sourire, de l’accueil, de l’écoute, de la disponibilité ? En fait tout ce qui fait la richesse de votre communauté. Le corps est un tout en ayant plusieurs membres. » (I Corinthiens 12/4-12) Chaque membre est indispensable.

A ce point de notre méditation,  il est bon de nous demander quel est mon rôle unique, quels sont les talents que je suis seul à pouvoir faire fructifier. Je suis irremplaçable aux yeux de Dieu, pour la tâche qui est la mienne, avec les aptitudes, les qualités, les grâces qu’il m’a données. Vais-je les « faire valoir » comme les bons serviteurs, où les « enfouir » comme le mauvais serviteur ?

Le temps de l’absence du maître est long. Le temps de la fidélité est éprouvant. On peut imaginer que Dieu ne reviendra plus, qu’il est mort, inexistant. On peut organiser sa vie comme si Dieu n’existait pas.

Observons  le serviteur qui n’a reçu qu’un seul talent.

Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit :

« Maître,  je savais que tu es un homme dur, tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. »

Voilà, selon Jésus, le pire péché : dénaturer l’image de Dieu. Considérer Dieu comme un tyran inaccessible ! Toute la relation avec Dieu est faussée quand on commence par se défier de Lui. Nous reconnaissons bien notre tentation originelle pourrait-on dire : ne pas considérer Dieu comme un père plein d’amour, comme un Dieu qui fait alliance, mais le considérer comme une sorte de père Fouettard.

Comment pouvons-nous en arriver à une telle caricature   contraire à toute la révélation ?

« J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le vois. Tu as ce qui t’appartient. »

  C’est bien la méconnaissance de la vraie nature du rapport qui lie l’homme à Dieu. Ainsi, ce serviteur ne va pas être condamné parce qu’il a refusé de servir, ou parce qu’il a été paresseux, mais parce qu’il s’est fait de Dieu une idée inverse de ce qu’il est en réalité : il a eu peur de Dieu.

Il ressemble fort aux ouvriers de la première heure qui accusaient leur Maître d’être injuste, ou encore au fils aîné qui se trouvait en règle avec son père. Finalement cet homme, rempli de crainte manque de l’essentiel,  il n’aime pas son maître.

Ne reconnaissons-nous pas là l’attitude des pharisiens et des scribes ?

Il ne faut pas oublier que ce ne sont pas les personnes qui sont condamnées par Jésus. Il est trop facile de condamner les pharisiens. Ce que Jésus rejette, c’est une attitude envers Dieu qui peut toujours être là notre. Nous pouvons, nous aussi, chercher d’abord notre sécurité personnelle même en observant méticuleusement la loi ; et le serviteur se croyait en règle parce qu’il remettait à son maître la même somme que celle qu’il avait reçue. Pourtant il a déçu l’attente de son maître qui attendait infiniment plus. Il attendait un engagement risqué envers sa personne : il attendait  la foi, le beau risque de la foi ! Y a-t-il une foi authentique sans risque ?

Il nous faut avoir souci des intérêts de Dieu, miser toute notre vie pour Lui et faire fructifier ses biens.

Enfouir nos talents, c’est avoir l’obsession de la sécurité et éviter tout risque. La foi est tout autre chose. L’Évangile doit être proclamé. Etre disciple de Jésus, c’est faire fructifier le Royaume confié.  Celui qui ne pense qu’à conserver ce qu’il a reçu le rend stérile. L’Évangile ne nous a pas été donné pour que nous le gardions comme une sorte de trésor enfui et caché : nous sommes responsables de sa fructification. Le Maître, un jour, quand il reviendra nous demandera des comptes.

Nous voilà loin d’une bonne petite morale du rendement personnel. En partant au loin Jésus nous a confié la responsabilité qui était la sienne, faire grandir le Royaume.

Les textes de la liturgie de ce jour nous proposent trois dimensions différentes de l’expérience de la Pentecôte. La première d’entre elles, soulignée surtout par le passage des Actes des Apôtres, est l’aspect visible, extraordinaire, extérieur de cette expérience. Il y a les langues de feu, le fracas dans les cieux et le vent puissant, les disciples parlent en diverses langues et tous les comprennent. Ensuite il y a, dans le texte de Paul, l’aspect plus personnel : les disciples sont invités à déployer les dons de l’Esprit dans leur existence personnelle et à abandonner leur ancienne manière de vivre. Et il y a enfin, dans l’Evangile de Jean, la dimension plus profonde, plus intérieure et plus cachée, dans laquelle l’oeuvre de l’Esprit Saint est révélation de la vérité, c’est-à-dire de la vie de Dieu Lui-même, une révélation qui devient témoignage pour le monde. 

Selon notre sensibilité et notre expérience personnelle, nous serons plus ou moins sensibles à l’un ou l’autre aspect de la manifestation de l’Esprit. C’est toujours le même Esprit, qui se manifeste pour notre croissance spirituelle et pour notre bien. Quand nous avons besoin d’expériences sensibles plus fortes, plus visibles, l’Esprit devient alors explosion de joie et d’enthousiasme, ou sérénité au milieu de l’épreuve. Certes, nous ne percevons plus aujourd’hui les coups de tonnerre et les langues de feu, mais il existe, aujourd’hui encore, dans l’Eglise, de grands moments de fête et de plénitude.

Cependant, ce genre d’expérience ne dure pas. Avec le temps, ces manifestations extérieures laissent place à une dimension plus cachée de transformation et de guérison. Ce qui devient alors plus important, ce n’est plus ce que l’on sent, ce qui touche notre sensibilité, mais c’est plutôt la transformation progressive de notre manière de vivre. Ce changement suppose alors non pas tellement d’acquérir des dons, mais bien plutôt d’accepter de perdre. L’Esprit creuse en nous cet espace où la grâce de Dieu peut être accueillie. Après la joie exubérante et l’enthousiasme, il s’agit plutôt d’un temps de désert et de pauvreté intérieure. L’Esprit de Dieu nous donne de faire l’expérience de ce qui nous manque, de notre ignorance, de nos fragilités.

De fait, la lumière de la vérité nous permet alors de mieux percevoir tout ce qu’il y a de superficiel, de trompeur et de frivole dans notre existence. La présence de l’Esprit n’est plus synonyme d’exubérance, mais devient capacité de mieux voir ce qui ne va pas en nous et dans le monde. Cette présence de l’Esprit nous aide alors à percevoir ce que personne d’autre ne voit, ce que les Pères de l’Eglise nommaient les semences du Verbe, ces réalités spirituelles cachées au cœur même des êtres et des choses. La vérité fait naître alors en nous une espérance prophétique qui voit ce qui pourtant n’est pas encore visible. 

Ce labeur de purification et de guérison intérieure, l’Esprit Saint l’accomplit pour que nous puissions un jour parvenir à ce degré de l’homme spirituel promis par le Seigneur Ressuscité à chacun d’entre nous. Pour vivre de la vie de Dieu, cette transformation est absolument nécessaire, mais elle ne dépend pas de nous. C’est l’Esprit qui l’accomplit, bien souvent sans que nous en ayons conscience. Il nous faut humblement y consentir. Nous ne sentons rien, et peut-être avons-nous même l’impression d’être englués dans nos habitudes et notre obscurité, de faire du sur-place ou de régresser. Mais l’Esprit de Dieu nous sculpte intérieurement et nous guérit, dans les profondeurs de notre cœur. Là où il demeure avec le Père et le Fils, dans cette fine pointe de l’âme, dans ce sanctuaire intérieur qu’Il désire préparer en nous.

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l'Abbaye Notre-Dame de Miséricorde à Rosans